UFC-Que Choisir Océan Indien

Alimentation

élevage péi Qu’en pensent les consommateurs et UFC Que Choisir Océan indien?

La patians’ i guéri la gal’?

Avec la patience arrive t’on à guérir tous les maux….? Par sûr ; il vaut mieux mettre un point d’interrogation sur cette expression; mais de quelle «  gal  » (ou quels maux)s’agit-il ?

Cela commence à bien faire….! près de 20 ans que l’on constate une surmortalité dans certains élevages laitiers. On peut trouver sur internet un rapport sur la mortalité des bovins laitiers à la Réunion daté d’avril 2009. Et la triste réalité se rappelle à nous ces jours-ci: le Président du Groupement de Défense Sanitaire affiche des taux de mortalité effarants , même hécatombe chez la présidente de la SICALAIT . Des éleveurs retiennent des fonctionnaire de la DAAF sur leur exploitation  ; depuis de nombreuses années l’actualité se focalise sur la détresse des éleveurs.

Les causes de la mortalité: elles sont nombreuses: le rapport 2009 recense: des diarrhées néonatales, la Rhinotrachéite infectieuse bovine, la paratuberculose, les maladies transmises par les tiques….et la leucose bovine enzootique (LBE) : cette infection est régie en France métropolitaine par une stricte réglementation qui a permis son éradication dans toute l’Europe.: les animaux positifs sont abattus! Mais la Réunion bénéficie (ou souffre?) d’une mesure dérogatoire avec des arrêtés préfectoraux et ministériels cassés par la justice en 2015. Pourquoi? nou le pas moins nous le pas plus ! L’Adefar mentionne un éleveur qui apprend que son cheptel qu’il croyait indemne de leucose a 45 vaches positives sur 52. Cela ne l’empêche pas d’obtenir une carte verte pour chaque bête synonyme de statut sanitaire sain. Bref un état de l’élevage péi déplorable. Les élevages infectés par la LBE présentent une réduction de 2,5 à 3 fois le niveau de production de l’élevage, une sensibilité à d’autres maladies infectieuses…..

Et la viande ?

Et dans notre assiette qu’en est-il? Nous sommes une association de consommateurs particulièrement attachés à la qualité, à la traçabilité, aux circuits de productions courts (c’est à dire « péi« ), et à favoriser la production locale. Nous voulons bien payer le bœuf péi 30% plus cher (chiffre fourni par le Directeur de Carrefour ) que le bœuf importé mais nous exigeons une qualité irréprochable. Or la lecture, récurrente, d’articles sur la mortalité bovine éveille la suspicion sur cette qualité de la viande et du lait. Au fait, que font les coopératives de viande et lait (Sica Revia et Sica Lait) pour éclairer et rassurer le consommateur de manière convaincante ?

Mais aussi que font les services de l’État : nous n’en savons rien : l’UFC Que choisir Océan indien a interrogé le chef du pôle sécurité sanitaire des aliments (DAAF) : après une réunion ou il refuse de parler du problème bovin, le 1 juillet il nous promet une réponse avant la fin de la semaine (le 5 juillet): nous attendons toujours cette réponse. Pourquoi ce silence ? Ne sommes nous pas des interlocuteurs jugés digne de comprendre? Les consommateurs n’acceptent pas la politique de l’autruche: Ils veulent tout savoir sur l’état sanitaire du cheptel, les études en cours enrayer les maladies, et acheter une viande tracée irréprochable.

Selon nous, il ne pourra y avoir développement de la production locale sans une transparence de l’action de l’État

– d’une part, sur les informations liées à la qualité des aliments produits sur l’île,

-d’autre part, sur les moyens mis en œuvre pour traiter la grave crise que traverse l’élevage pays.

C’est la raison pour laquelle nous souhaitons une communication sincère et efficace traitant avec les consommateurs des problèmes liés à la conformité de la viande bovine «pèi» vendue à la Réunion et, d’une façon globale, de la filière viande du producteur au consommateur

Alors Avec de la persévérance, on arrive à ses fins? P’tit hache y coupe gros bois ? La suite nous le dira!